KABYLIE ( Thamourth n'leqvayel ) - FRANCE - ALGÉRIE

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 L'ECHO DU PAYS...

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GrdPer
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MessageSujet: L'ECHO DU PAYS...   24.01.07 7:47

APRES LES BIDONVILLES, LES «BIDONVILLAS»

Construire est un art, avoir une harmonie c'est déjà un équilibre social !

Lors d'une virée à travers la Kabylie principalement et toute l'Algérie accompagné d'un architecte français, qui a dans son actif professionnel une légion d'ouvrages sur les nouvelles tendances urbanistiques et leur incidence sur les mécanismes socio-économiques en Algérie, révélera qu'au bout de la troisième visite de ces contrées, il aurait constaté que de la misère vécue dans les nombreux bidonvilles qu'il connaissait et aidait.

Mais moi je constate un phénomène encore beaucoup plus grave qui se déroule particulièrement en Kabylie, c'est une autre forme de misère qui sévit inexorablement dans «les somptueux : (ce que les intéressés croient)» quartiers des villes et de villages désormais clairsemés de «bidonvillas».

«D'après la définition universelle, une villa est une maison individuelle avec rez-de-chaussée et un étage. Ce qu'on qualifie dans le jargon habituelle de R+1 avec côté cour et côté jardin»

Il est insensé de s'enorgueillir de posséder une maison individuelle sans un minimum de confort et de convivialité et surtout d'intimité. Disposer d'une maison individuelle sans pouvoir goûter au plaisir de posséder une propriété privée, sachant que les rez-de-chaussée transformés en garages soient loués à des tierces personnes exerçant différents métiers, est une forme flagrante d'ignorance criarde du concept de quartier résidentiel.

La réalité ne dément en rien mon opinion. Construire une maison équivaudrait aujourd'hui à ériger des bâtisses de plus de deux étages avec des «garages» à usage commercial au rez-de-chaussée. Cette manière de faire s'est enracinée dans les esprits, dans la culture des habitants, dénaturant ainsi la notion de villa ou de maison individuelle, ainsi que l'environnement global, désormais sans la moindre harmonie. «Je pense que les gens préfèrent construire en hauteur, négligeant l'aspect esthétique et surtout convivial qui fut dans une autre époque un trait du caractère social des habitants d'un village ou d'une ville».
Interrogé sur ma réflexion, l'architecte français résume en faisant remarquer les contours de la nouvelle conception que se font les enfants de la construction d'une habitation. Selon les nouvelles tendances, il n'est pratiquement plus question aujourd'hui d'ériger une maison individuelle digne de ce nom, et qui prenne en compte tous les aspects d'une vie confortable et tranquille. Mais, en plus du volet architectural qui est rarement respecté, les nouveaux réflexes négatifs ont produit une autre réalité. La notion de quartier résidentiel est vouée désormais à la pure disparition, compte tenu de l'émergence de nouveaux lotissements, composés de maisons individuelles, s'apparentant beaucoup plus à des immeubles qui poussent à travers les artères et les nouvelles extensions de la ville, notamment dans les grands centres urbains telle que Azazga, Fréha, Tizi-Ouzou, etc. Le phénomène est partout et apparemment rien, ni personne ne peut l'arrêter. Même les petites agglomérations les plus reculées telle que Tachrouft, Tamassit, Aït Bouaâdha... n'échappent pas à cette tendance.

Les anciens quartiers historiques de la ville d'Azazga tels le Beau Marché, l'église, le coeur même de la ville, se font plus exception. Souvent des propriétaires, et pour des considérations liées à des problèmes d'héritage, cèdent leurs bijoux architecturaux à des tiers qui en démolissent la structure pour édifier des mastodontes sans goût et des bâtisses géantes fades à la vue. Mus par le seul souci de louer des locaux commerciaux, implantés dans la totalité des surfaces des rez-de-chaussée, ou de créer de nouveaux revenus qui permettent d'achever la construction, les nouveaux propriétaires font carrément fi de l'aspect architectural, le respect de l'environnement, le confort, la tranquillité ! Une simple enquête permet de situer quelques-uns de ces quartiers où ces mastodontes, qu'on appelle grossièrement «villas», continuent de pousser à une allure impressionnante, défigurant les paysages dans les centres urbains, comme c'est le cas à Azazga. «La notion de villa n'existe plus en Algérie dans la mesure où les gens construisent des bâtiments», souligne un autre architecte dirigeant un bureau d'études à Alger.

La prolifération des commerces dans des quartiers supposés au départ être «résidentiels» est due à la suppression de l'enquête dite de commodo-incommodo qui réglementait et organisait l'activité du commerce et d'activités, note le directeur du Commerce de la wilaya de Tizi-Ouzou. La procédure a été supprimée au cours des années 1990 dans le cadre de lutte contre la bureaucratie. «Désormais force est de constater qu'on a tenté de régler un problème en en créant un autre plus grave, d'où l'anarchie dans l'exercice de l'activité commerciale», constate un fonctionnaire citant à titre d'exemple la cité de Fréha et la nouvelle cité résidentielle d'Azazga communément appelée Dubaï. Un autre fait ayant ouvert la voie à la prolifération de ces «bidonvillas». Il s'agit du fait que les permis de construire sont délivrés «sans obligation pour les services publics concernés de suivre le processus d'édification des ouvrages». Un architecte préfère, lui, plutôt mettre en garde contre les dangers que représentent ces commerces exercés au rez-de-chaussée des maisons sur les habitations et sur ces occupants. «Pour avoir des locaux plus spacieux et donc d'une valeur locative plus importante, les gens recourent à la suppression des cloisons du rez-de-chaussée, ce qui crée le phénomène de pendule inversé, c'est-à-dire le problème de répartition de la masse dans le bâtiment» révèle notre interlocuteur. Ainsi selon lui, le déséquilibre dans la qualité des deux masses (rez-de-chaussée et étage supérieur) perturbe la force sismique, sachant que la masse la plus importante doit se situer au rez-de-chaussée.
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MessageSujet: Daïra de Azazga : Les subventions non consommées...   01.02.07 2:22

Les cinq communes de la daïra de Azazga sont « coude à coude » dans la consommation des crédits de paiement (CP) pour l’année 2006, selon les chiffres établis par la commission de daïra.

Au chapitre « programme normal » des plans communaux de développement (PCD), c’est Zekri, commune enclavée à l’extrême est de la daïra, qui arrive en tête avec 67 % de consommation des crédits. La commune de Yakouren n’a consommé que 37 % des budgets alloués mais affiche un taux optimal au programme complémentaire. Azazga est à 63 %, Ifigha à 54% et Fréha à 51 %. Il faut souligner que l’argent non consommé tombe en « exercice clos » à la fin de l’année et est reversé au Trésor public. Il faut alors attendre les nouvelles affectations des crédits qui arrivent au mois de mars pour procéder au paiement des opérations en cours ou lancer de nouveaux projets. Les Autorisations de programme (AP) inscrites par les pouvoirs publics sont maintenues mais la réalisation des projets dépend de la disponibilité des crédits de paiement. Lorsque l’argent affecté annuellement aux communes n’a pas été consommé à temps, cela crée un « encombrement » lors de l’exercice suivant, provoquant la mise en « stand-by » de nombreuses opérations. Un effet d’« accumulation » qui fausse toutes les prévisions et explique l’évaporation des engagements tenus devant la population. Les APC se noient dans un verre d’eau et les citoyens attendent vainement que le sable arrive sur les routes ou que le dispensaire officiellement inscrit soit construit. Il y a plusieurs raisons au fait que l’argent file aussi facilement entre les doigts des présidents d’APC. La principale est l’insuffisance en moyens humains dans les services techniques communaux. L’administration affecte les subventions aux APC mais refuse d’avaliser le recrutement d’agents qualifiés pour mettre en œuvre le programme de développement. Un président d’APC nous a déclaré récemment qu’il dispose d’un seul employé au service technique pour suivre l’ensemble des opérations affectées à sa commune. Le chef de l’exécutif est parfois réduit à établir les fiches techniques des projets pour ne pas bloquer totalement le développement de sa commune. Un P/APC d’une daïra limitrophe nous a confié avoir demandé à l’administration de wilaya le renforcement de son service technique, mais il s’est vu affecter une archiviste, alors que la commune en disposait déjà. Parfois, ce sont les élus locaux qui se contentent d’une tranquille gestion des affaires courantes, mettant des mois, sinon des années, pour lancer les projets inscrits, et qu’ils avaient parfois eux-mêmes votés. Il arrive que les pouvoirs publics affectent dans le chapitre PCD des dépenses lourdes, qui devraient être supportées par la wilaya ou le gouvernement. A titre d’exemple, la commune de Azazga dispose depuis février 2004 d’une AP de 8,5 millions de dinars pour l’achat d’une benne tasseuse, pour la collecte des ordures. La dépense n’a pas été engagée jusqu’à décembre dernier, selon le document de la daïra. La commune de Fréha a les mêmes difficultés pour acquérir des équipements inscrits depuis janvier 2004. Le montant de l’AP, 1,5 million de dinars, est resté intact à fin 2006. La commune de Zekri, quant à elle, n’a pas pu trouver les 72 millions de centimes pour l’achat d’une « épandeuse de liant », inscrite également depuis trois ans.

Djaffar Tamani d'El Watan
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MessageSujet: Algérie : les Archs se fâchent   06.02.07 21:16

Des partisans des Archs ont réussi à obtenir le démantèlement d’un point de contrôle de la gendarmerie après une démonstration de force sur un axe routier près de Tizi Ouzou.

Des partisans des Archs, qui animent la contestation en Kabylie, se sont rassemblés samedi, sur un axe routier près de Tizi Ouzou, pour exiger le démantèlement d’un point de contrôle de la gendarmerie, rapporte la presse algérienne.
Plusieurs dizaines de membres de la coordination des Archs de Tizi Ouzou ont réclamé le départ définitif de l’unité de gendarmerie qui a installé ce poste de contrôle, sur la route entre Tizi Ouzou et Azazga.
« Les manifestants ont déployé des slogans hostiles tels : "non au retour de la gendarmerie", "gendarmes assassins des 126 martyrs du Printemps noir", "gendarme = hogra, tchippa, prostitution et drogue", "halte à l’impunité" ou encore "jugez les assassins" », raconte "La dépêche de Kabylie".
Selon des journaux algériens, le poste a dû être démantelé sous la protection des éléments de la police judiciaire et la sûreté de la wilaya et ce « pour éviter tout incident ».
Les activistes des Archs ont distribué des tracts à la foule pour réitérer leur refus du déploiement du corps de la gendarmerie dans la Kabylie, qu’ils accusent d’être responsables des dépassements ayant marqué les manifestations sanglantes du printemps berbère en 2001.
En novembre dernier, El Hocine Mazouz, wali de Tizi Ouzou avait annoncé que des brigades de gendarmerie seront installées conjointement avec des structures de la BMPJ, dès l’année 2007, dans toutes les communes de la wilaya.
Une décision qui a provoqué la colère du mouvement des Archs qui s’en tient à sa revendication contre le retour de la gendarmerie en Kabylie, au même titre qu’aux autres points de la plate-forme d’El Kseur réclamant également l’indemnisation des victimes des manifestations sanglantes d’avril 2001 (printemps noir).
«Une revendication qui reste non négociable, d’autant qu’elle constitue un chapitre que le gouvernement algérien et les délégués dialoguistes ont consigné dans le protocole d’accord du 25 janvier 2005», estime "La dépêche de Kabylie".
«Faut-il encore signaler que les suites du dossier des 23 gendarmes, identifiés coupables dans les assassinats des jeunes manifestants lors des évènements du printemps noir, qui devait être traité devant les tribunaux civils des wilayas de Tizi-Ouzou, Bgayet et Bouira, reste sans suite », précise "La dépêche".
La crise en Kabylie, une région en dissidence permanente avec le pouvoir central, est née à la suite de l'assassinat d'un jeune lycéen le 18 avril 2001 par une brigade de la gendarmerie. La bavure a mis le feu aux poudres dans cette région qui a vécu pendant trois ans dans l’engrenage des émeutes et de la répression. Le bilan s’élève à 126 morts et des centaines de blessés, sans compter les dégâts matériels qui se chiffrent en milliards de dinars.
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MessageSujet: La décharge à ordure d’Azazga, un fardeau ou une plaie… !?   08.02.07 23:08

“Nous ne pouvons plus tolérer que cette fumée toxique pénètre régulièrement à l’intérieur de nos maisons et empoisonne nos poumons et ceux de nos enfants”, lança ce père de famille, visiblement très angoissé par l’enfer qu’il vit avec sa famille.

La décharge publique d’Azazga située, sur la route de Thachroufth, représente un véritable danger public qui continue pourtant d’exister. En effet, cette décharge d’une superficie d’environ 1000 mètres carré est située à un km environ, du centre ville d’Azazga et à quelque 20 mètres seulement d’une zone d’habitation occupée par une dizaine de familles.

Ce qui constitue réellement un danger pour la santé des gens de cette zone et même pour l’ensemble de la population d’Azazga et de ses environs, ce sont les émanations de gaz, de vapeurs extrêmement nocives pour l’environnement et provenant de la combustion des différents déchets ménagers incinérés en plein air par les services de ramassage des ordures de la mairie d’Azazga.

“Nous ne pouvons plus tolérer que cette fumée toxique pénètre régulièrement l’intérieur de nos maisons et empoisonne nos poumons et ceux de nos enfants”, lança ce père de famille visiblement très angoissé par l’enfer qu’il vit avec sa famille.

Un autre citoyen habitant dans la zone, nous raconta que les enfants naissent avec des difficultés respiratoires et les vieillards se plaignent de suffocation due à ces fumées émises régulièrement par les ordures en combustion.

En outre, lesdits citoyens souffrent d’un autre problème de pollution et non des moindres. En effet, les habitations précitées sont traversées par une rivière extrêmement polluée par les eaux et les déchets qui proviennent de l’abattoir situé à quelques encablures plus haut. “La rivière prend parfois une couleur rougeâtre tellement elle est saturée de sang provenant de l’abattoir”, s’effare ce citoyen et d’ajouter sur un ton ironique “on se croirait presque dans un film d’horreur”. Et pourtant ces citoyens affirment s’être plaints à la mairie d’Azazga il y’a de cela une année et demi et sont même allés jusqu’à bloquer la route de camions qui déversent des tonnes d’ordures dans les décharges sans qu’aucune suite ne soit donnée à leur doléance, et ce malgré les promesses solennelles du maire d’Azazga pour mettre fin à leur calvaire.
“Il nous a promis de transférer la décharge loin de nos habitations et de canaliser la rivière polluée en installant un réseau d’évacuation”, affirme ce citoyen sous un air désabusé.
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MessageSujet: Grave accident sur la RN 12 !   11.02.07 22:01

Le samedi 10 février 2007

Trois morts et six blessés dont un grièvement, tel est le lourd bilan d’une collision entre deux véhicules touristiques survenue tard dans l’après-midi de vendredi dernier (18h 10) au lieu dit Chooûffa, dans la commune de Mekla (RN 12), a-t-on appris du groupement de la gendarmerie nationale de Tizi Ouzou. Deux des trois morts sont un promoteur immobilier et son épouse, a-t-on indiqué. Les six blessés ont été évacués vers l’hôpital d’Azazga où ils ont reçu les soins d’urgence, a ajouté notre source tout en soulignant que le blessé grave est le fils du promoteur décédé sur le coup.

Ce tronçon de la RN 12 est réputé pour ses fréquents accidents mortels au point où il est appelé par les citoyens le tronçon de la mort. Vu la fréquence des accidents, souvent mortels, les autorités locales se doivent impérativement de lancer les travaux de réalisation du fameux projet d’aménagement de la RN 12 en axe autoroutier deux fois deux voies pour lequel une autorisation de programme de 40 milliards de centimes a été déjà allouée à la wilaya… pour stopper ou du moins diminuer cette boucherie routière sur cet axe.
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MessageSujet: Re: L'ECHO DU PAYS...   12.02.07 11:12

Et sans oublier, les fausses obstructions, les faux barrages qui se font nuitamment sur la route de tachrouft !
NB : D’innombrables voitures on été escamotées !

Eh ! Oui, l’égoïsme qu’as-tu engendré !
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MessageSujet: Re: L'ECHO DU PAYS...   13.02.07 22:38

Iratz, merci de nous donner des infos pour nous qui vivons loin !

C'est grave ce qui se passe au pays ?!


Dernière édition par le 15.02.07 0:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Les explosifs visaient les commissariats de six communes en   13.02.07 22:48


Notre pays, notre peuple continuent de souffrir !


Une série d’attentats à la bombe perpétrés dans six communes de la région de Tizi-Ouzou, à l’est d’Alger, a fait six morts dans la nuit de lundi à mardi, selon les autorités. Les explosifs, au nombre de sept, étaient placés à proximité de commissariats de police et ont sauté quasi-simultanément.

« Sept attentats à l’explosif ont été perpétrés mardi dans [six] localités des départements de Boumerdès et Tizi Ouzou, causant la mort de six personnes, dont deux éléments des services de sécurité, et des blessures à treize autres, dont dix agents des services de sécurité », indique mardi le ministère de l’Intérieur algérien dans un communiqué publié en fin de matinée. La commune de Si Mustapha, dans la Wilaya (préfecture) de Boumerdès, est celle qui a payé le plus lourd tribut. La voiture piégée qui a explosé aux environs de 3h00 locales a provoqué la mort de quatre personnes, selon les autorités.

A Mekla, dans la wilaya voisine (est) de Tizi-Ouzou, deux membres des services de sécurité sont morts lorsque la charge d’un véhicule piégé a été actionnée à distance. Cinq autres membres des forces de l’ordre ont été blessés lors de l’explosion de deux bombes, à Souk el Had (Boumerdès), un autre à Boumerdès-Ville. Deux autres véhicules piégés ont explosé à Draâ Ben Khedda et Illoula Oumalou (Tizi-Ouzou), blessant à chaque fois une personne.

De retour en Kabylie
Avant l’intervention du ministère de l’Intérieur, l’AFP avait fait état de huit morts dans les attentats. Les autorités algériennes n’indiquent pas si les attentats ont été revendiqués. La région de Tizi-Ouzou a longtemps été une région d’action et de repli pour les terroristes islamistes algériens, mais depuis quelques mois, ces derniers se sont fait remarquer en concentrant leurs efforts dans la banlieue d’Alger. Dans la nuit du 29 au 30 octobre 2006, un double attentat à la bombe contre deux commissariats, à Reghaïa et Dergana, avait fait trois morts, tous des civils, et 24 blessés.

L’attaque n’avait pas été revendiquée. Au contraire de celle qui a visé le 10 décembre dernier un bus d’employés étrangers d’une entreprise de BTP américaine, près de Bouchaoui, à l’ouest d’Alger, tuant le chauffeur algérien et blessant neuf passagers. « Les moudjahiddines ont mené dimanche une attaque à la bombe contre un bus transportant au moins vingt croisés, qui a fait un nombre indéterminé de tués et de blessés, avant de regagner leurs bases sains et saufs », avait indiqué le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Un mois plus tard, le groupe affilié à Al Qaida annonçait son intention de s’attaquer à la France, « l’Amérique » et leurs « alliés croisés » en Algérie, avant de préciser fin janvier qu’il devenait « Al Qaida Maghreb ».


Dernière édition par le 13.02.07 23:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Algérie : Une moyenne de 23 crimes par jour !   13.02.07 23:05

A QUI PROFITENT CES CRIMES ?!


Algérie : Une moyenne de 23 crimes par jour !

Est-ce le retour à la violence ? En un mois seulement, soit en janvier dernier, 719 crimes et délits contre les personnes ont été recensés. La moyenne est de 23 crimes par jour.
Ce n’est pas tout, à ce chiffre effrayant s’ajoutent d’autres crimes qui ne sont pas moins atroces. 958 crimes et délits contre les biens, 124 contre la famille et les bonnes moeurs, 290 affaires de faux et usage de faux et 144 délits contre l’ordre public. Suivant une simple mathématique, le total des délits et crimes est à hauteur de 2235.

C’est un taux qui, le moins qu’on puisse dire, donne l’image d’un pays livré à la criminalité et au banditisme.

Les grandes villes sont qualifiées de zones criminogènes par excellence, du fait d’une proportion alarmante du fléau. Tandis que d’autres régions sont menacées sans relâche par le phénomène de rackets et de kidnappings qui, pour sa part, enregistre une tendance qui va crescendo. Un effet, 2536 personnes ont été arrêtées et 2145 autres écrouées, lit-on dans un communiqué évaluatif diffusé hier par la Gendarmerie nationale.

Ainsi, la violence reste omniprésente dans la vie quotidienne des Algériens.
L’insécurité, la criminalité, les agressions, les vols et les viols s’installent en maîtres des lieux à travers la plupart des régions du pays. Durant le même mois, soit en janvier, 751 affaires de vol ont été recensées, 454 coups et blessures volontaires, 109 menaces, 15 homicides volontaires, 86 destructions et dégradations de biens et 105 associations de malfaiteurs.
La liste est encore longue, mais surtout lourde d’infractions. L’on a enregistré aussi 44 violations de domicile, 26 attentats à la pudeur, 45 affaires de faux documents administratifs, 31 cas d’outrage et 26 viols.

Les villes algériennes sont-elle devenues des quartiers du Bronx new-yorkais ?
Sur un autre « front », 734 affaires d’immigration irrégulière ont été constatées. Celles-ci ont mené à l’arrestation de 738 étrangers, dont 373 Nigériens, 131 Maliens, 124 Marocains, 35 Nigérians, 24 Indiens, 11 Ghanéens, 09 Syriens et 31 autres de nationalités différentes. A cet effet, sur les 738 étrangers arrêtés, 168 ont été écroués, 08 libérés et 562 ont été refoulés.
Les services de la Gendarmerie nationale ont recensé 233 affaires liées au trafic de stupéfiants. Cela a donné suite à la saisie de quelque 249,877kg de cannabis et 621 comprimés de psychotropes, alors que 353 individus ont été arrêtés, dont 277 écroués. 277 autres affaires de contrebande ont été constatées, donnant lieu à l’arrestation de 310 individus, dont 105 écroués.

42,56 tonnes de produits alimentaires ont été saisies, 10.538 bouteilles de boissons alcoolisées, 19.849 cartouches de cigarettes, 87.000 litres de carburant et 335 têtes de cheptel.
21 affaires de fausse monnaie et 197 autres de trafic de véhicules ont été aussi constatées pendant le mois de janvier 2007.

Une situation sérieusement dégradée, avec d’autres fléaux qui viennent s’y greffer. Les Algériens sont-ils livrés, après le terrorisme, à la menace de la criminalité, des rackets, des kidnappings et autres formes de fléau ?

Une situation sérieusement dégradée, avec d’autres fléaux qui viennent s’y greffer. Les Algériens sont-ils livrés, après le terrorisme, à la menace de la criminalité, des rackets, des kidnappings et autres formes de fléau ?
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MessageSujet: Les réflexes de vigilance reviennent par un dispositif...   15.02.07 13:23

Jeudi 15 Février 2007

Les réflexes de vigilance reviennent par un dispositif musclé,

Au siège de la wilaya, à la daïra, à l’APC, à l’université Mouloud-Mammeri, ou encore au CHU Mohamed-Nédir de Tizi Ouzou où une fausse alerte à la bombe avait semé la panique, mardi matin, les véhicules sont sérieusement filtrés.

Vingt-quatre heures après les trois attentats à la voiture piégée ayant ciblé les deux commissariats de police de Draâ Ben Khedda et de Mekla, ainsi que la brigade de gendarmerie de Boubhir (Azazga), toute la Kabylie était hier encore sous le choc.

Dès les premières heures de la matinée, les kiosques à journaux ont été littéralement pris d’assaut par les citoyens visiblement inquiets par cette recrudescence du terrorisme dans la région et surtout soucieux de s’informer, dans les détails, sur tout ce qui avait ébranlé ces trois paisibles localités de Kabylie d’autant plus que la wilaya limitrophe de Boumerdès avait été aussi ciblée par la spirale de la violence. Dans la rue, les places publiques comme dans les cafés ou les lieux de travail, les discussions allaient bon train et les interrogations les plus invraisemblables traduisaient aisément le climat de psychose qui s’est réinstallé en Kabylie surtout que les différents attentats ont été revendiqués par la branche “Al-Qaïda pour le Maghreb”.

Mais, au-delà de la recrudescence des actes terroristes, c’est surtout la synchronisation des attentats de mardi à l’aube (4h30 du matin environ) et surtout les grosses charges de TNT utilisées par les criminels qui auront accentué l’émoi et les spéculations dans les villes et les villages. “C’est du jamais vu en Kabylie ! C’est une action d’envergure qui fait peur au moment où l’on nous a pourtant promis l’accalmie !” nous dira un vieux citoyen qui venait de prendre ses journaux chez son buraliste habituel au centre-ville de Tizi Ouzou. “C’était un calme précaire qui faisait peur depuis quelques jours déjà”, dira une dame visiblement préoccupée par ce regain de violence.

Dans les différents commissariats de police de Tizi Ouzou, et dans d’autres localités de Kabylie, le “décor de guerre” a repris place, puisque les barricades et les herses ont refait leur apparition tout autour des locaux sensibles, alors que les établissements publics tels que les postes, les banques et les administrations, ont mis en place tout un dispositif de sécurité. “Il faut dire que les différents services avaient baissé quelque peu de vigilance ces derniers temps alors que le terrorisme est toujours aux aguets”, nous dira même un policier sous le couvert de l’anonymat. Dans les principales artères de la ville de Tizi Ouzou, les patrouilles de police ont été renforcées et il n’est plus possible aux automobilistes de marquer le moindre arrêt jusque-là autorisé ou encore de stationner devant les édifices publics. Au siège de la wilaya, à la daïra, à l’APC, à l’université Mouloud-Mammeri, ou encore au CHU Mohamed-Nédir de Tizi Ouzou où une fausse alerte à la bombe avait semé la panique, mardi matin, les véhicules sont sérieusement filtrés. Mais si ce regain de vigilance est largement perceptible, à travers plusieurs endroits de la ville, il faut certainement se demander si une mobilisation aussi rigoureuse tiendra longtemps la route, car, de l’avis unanime de toute la population, l’on a souvent tendance à retomber dans la mégarde et la nonchalance alors que la bête immonde guette le moindre laisser-aller pour frapper sans retenue et de plus en plus fort.

Quant à tous ceux qui prônent la réconciliation nationale à tout vent, ils n’ont certainement pas trop d’arguments à faire valoir face à des terroristes qui viennent encore une fois de rejeter les offres de paix du pouvoir.

M. Hocine, le quotidien Liberté,
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MessageSujet: Daïra d’Azazga - Projets en souffrance   19.02.07 6:27

Edition du 19 février 2007 > Kabylie info

Lors d’une récente journée de travail organisée à la wilaya de Tizi Ouzou, il a été fait état de 700 projets réceptionnés au cours de l’année 2006 sur un programme total de 2500 inscrits à travers l’ensemble des communes de la wilaya. La même proportion est notée à l’échelle des daïras, où il est observé une moyenne de 35 % de consommation des crédits de paiement.

Le document établi par la daïra d’Azazga montre que l’autorisation de programme (AP) pour de nombreux projets de développement reste non concernée par aucune dépense à la clôture de l’exercice 2006. Dans la commune de Yakouren, la dépense est nulle pour l’achèvement du réseau d’assainissement du village Ahmil (5 millions de dinars), inscrit en février 2006. Même opération avec zéro dépense de l’AP (2,6 millions de dinars, inscrits en janvier 2006), pour le village Izza. Le 0% de dépense de l’AP est également noté pour le revêtement de la route de Tighilt Bouksas (5,2 millions de dinars), la réalisation du chemin Ibelaïdene (4,82 millions de dinars), la réfection du bâtiment administratif du chef-lieu (8,3 millions de dinars). L’inscription la plus ancienne, demeurée non réalisée, concerne des travaux de confortement au village d’Aït Aïssi. L’autorisation de programme est de 2,5 millions de dinars. Dans la commune d’Azazga, le centre culturel lancé en 1998, reste à l’état de carcasse même si les enveloppes des différentes tranches ont été consommées à des taux situés entre 60 et 95 %, selon le même document. Le taux de consommation est de 0% pour plusieurs opérations inscrites au début de l’année 2006. A l’instar de la construction et équipement d’une salle de soins au village Tinkicht (inscrite en janvier 2006, avec une AP de 4 millions de dinars). Il est noté aussi l’aménagement urbain boulevard Haddag (1,6 million de dinars), et à Ighil Bouzal, avec la même enveloppe, datant de janvier et février 2006. L’on note par ailleurs que la consultation sera lancée « incessamment » pour l’acquisition de la tuyauterie destinée au renforcement du réseau AEP à Tirsatine (1,5 million de dinars). Dans la commune de Fréha, le budget de 13 millions de dinars affectés à l’aménagement du chef-lieu reste vierge de toute dépense à fin 2006. L’opération a été inscrite en janvier 2006. Même chose pour l’assainissement du village Melaghni (3 millions de dinars). A Zekri, l’on apprend que plusieurs opérations inscrites en début 2006 sont encore au stade du choix de l’entreprise de réalisation, comme la réfection de la route de Tabaârourt (4 millions de dinars), la piste Aourir, avec une enveloppe équivalente, et la réalisation du réseau de distribution pour le village Tabouda, dotée d’une AP de 3 millions de dinars. Les contraintes objectives pour ces contre-performances sont liées à l’insuffisance des moyens de réalisation et au manque de personnel qualifié dans les services techniques communaux. Il est indéniable aussi que des dysfonctionnements au sein des exécutifs communaux grippent la mise en œuvre des programmes de développement.

Djaffar Tamani d'El Watan,
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MessageSujet: Re: L'ECHO DU PAYS...   19.02.07 22:02


Commune d’Ifigha


Le diktat des bandits


Une commune entière livrée à la loi des gangs, c’est le cas d’Ifigha, située seulement à 15 km du chef-lieu de daïra, Azazga. Une dizaine de villages, 8000 habitants, un détachement de la garde communale ne répondant qu’à la réquisition des autorités militaires basées 30 km plus loin, à Yakouren.
La brigade de gendarmerie de Boubhir, dans la commune d’Illoula, est confinée depuis des années, se contentant d’enregistrer les plaintes. La vacuité des services de l’Etat a engendré un climat d’insécurité qui a connu son paroxysme ces derniers jours, avec des cambriolages en série, au chef-lieu d’Ifigha et au village Aït Issad. Cinq locaux commerciaux ont été visités dans ce village, la semaine dernière. Vendredi, c’est le cabinet dentaire au chef-lieu qui a été cambriolé. Pourtant éclairé et situé à 50 m du siège de l’APC, le cabinet a été investi par les malfaiteurs qui ont trouvé le temps d’arracher un barreaudage pour s’emparer d’un climatiseur. Remué par cette affaire, le chirurgien-dentiste, qui a exercé un mandat en tant que président d’APC dans la même commune, se pose la question sur la poursuite de son activité professionnelle dans une localité désertée par l’autorité. Dans la même nuit, et certainement par le même groupe, une effraction a été commise contre un kiosque situé à quelques mètres seulement du siège de la garde communale. Le détachement de ce corps de sécurité, constitué de 24 éléments, reste confiné en permanence dans sa base, ne participant qu’à de rares opérations entrant dans la lutte antiterroriste. La connexion entre le milieu de la délinquance et le maquis terroriste n’est pas à exclure, puisque des produits alimentaires ont été subtilisés à deux reprises d’un local commercial sur la place du village. Au siège de l’APC, l’inquiétude est aussi vive que chez le simple citoyen. « Nous avons vainement tenté d’obtenir l’affectation de deux agents de la garde communale au siège de l’APC, qui est une institution de l’Etat. Nous pouvons faire l’objet de toute sorte de dépassement ou d’agression, sans qu’il y ait intervention de la force publique », nous dit un membre de l’exécutif. Il est paradoxal que la commune n’obtienne pas la protection de la garde communale, un corps de sécurité créé pour être mis sous l’autorité du P/APC, mais les textes portant état d’urgence en ont décidé autrement. L’on craint, du côté des élus, que ce climat d’insécurité mette un frein au développement de la commune. Un entrepreneur a été victime ces derniers jours d’un vol d’équipement. Les liens entre les gangs du cambriolage et le milieu de la drogue, sont quasi certains. De récentes affaires de vol, et même de meurtre (assassinat d’une vieille femme à Ighraïene) ont révélé que les auteurs étaient des consommateurs de stupéfiants, s’approvisionnant, entre autres,à Ifigha, devenue la plaque tournante de ce trafic dans la région. Ce commerce se tient de jour, face au siège de l’APC, narguant et ignorant toute notion d’autorité et de répression. Les faux barrages se suivent sur le CW 251. Des patrouilles ou des barrages des services de sécurité auraient enrayé la menace sur les routes. Pour l’heure, l’impunité est assurée aux gangs en cours de formation. A Ifigha, les champs d’oliviers restent déserts. L’on ne va plus à la récolte des olives en abandonnant la maison aux cambrioleurs
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F.OUKACI
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MessageSujet: La Kabylie à l’abandon est prise en « otage »   27.02.07 13:10


Bouteflika "le terrorisme est vaincu" dit-il


La Kabylie à l’abandon est prise en « otage »

Les maquis du Gspc en Kabylie : La région est devenue une zone de repli du GSPC

C’est à partir de ces fiefs, toujours décimés et sans cesse renouvelés, que l’organisation tire ses ressources.

Les maquis kabyles ont constitué pour le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu depuis peu Organisation Al Qaîda du Maghreb islamique, une constante dans la stratégie du Gspc.

Les hommes ont changé, les chefs aussi, mais ces « immenses réservoirs » qui vont pratiquement de Boumerdès à la lisière de Jijel, s’étendant sur deux cents kilomètres, continuent à constituer la principale réserve de l’organisation.

Région, géographiquement, culturellement et linguistiquement délimitée, la Kabylie présente les caractéristiques d’une région hostile à toute récupération et réfractaire à tout compromis.

Les enjeux politiques, la précarité de la vie, les écarts entre les privilégiés, les nantis et les petites gens restent énormes, ce qui a eu pour effet d’y créer une situation sécuritaire très complexe.

Depuis avril 2001 et les confrontations qui ont suivi, les événements politiques et sociaux ont créé en Kabylie un no man’s land sécuritaire qui perdure. Les choses se sont peu à peu tassées, par lassitude plutôt que par résolution des vrais problèmes.

L’Etat a consenti des indemnisations aux victimes, mais la région vit les mêmes problèmes sociaux, avec toujours une omniprésence du Gspc, et aussi avec ceci en bonus : une montée en force de la criminalité et une prolifération de la petite délinquance.

En fait, la Kabylie a posé de sérieux problèmes aux autorités, et les choses ont vraisemblablement évolué dans tous les sens, et non pas uniquement dans le bon sens.


Zerhouni minimise et dit à la presse :
“poser une bombe est l’attentat le plus facile” “pour se faire remarquer” pour montrer qu’ils “sont encore là”


Le risque économique, élevé, rend utopique tout investissement sérieux et durable, à un moment où le braquage de banques, de bureaux de poste, des recettes municipales et des contributions, est devenu un métier qui fait florès, aussi bien chez les groupes armés de la région que chez les jeunes, tentés par la radicalisation et le gain à portée de main.

Ainsi, le Gspc continue toujours, et pour les raisons stratégiques, politiques, sociales, culturelles et économiques que l’on sait, à occuper les montagnes alentour.

Un chef militaire nous confiait récemment : « Il s’agit bien d’une situation anormale, et tout ce qui se passe aujourd’hui est le résultat d’un cumul de plusieurs années de tensions politiques et sociales. » En termes clairs, les services de sécurité ont été neutralisés en Kabylie : la Gendarmerie nationale y a été délocalisée, et les seuls effectifs de la police ne peuvent sécuriser toute la région, qui présente à ce jour de larges couloirs pour les groupes armés, de passage, en transhumance ou sédentaires.

En voici les principaux groupes et sous-groupes dirigés organiquement par trois grandes katibate dans la région de Tizi Ouzou :

1-Katibate En-Nour : 61 hommes, dirigés par dit Mouloud al-Fermache et le dénommé Hazem, et constituant 4 sections. La section de Guergour : 15 hommes dirigés par dit Al-Irbad. La section de Sidi Ali Bounab : 30 hommes dirigés par dit Abou Khouthaïma. Cette section stationne aux alentours de Oued Ighzer. La section de Boukhalfa : 6 hommes. La section d’Aïn El Hammam : 10 hommes dirigés par dit Khaled es-Sawwaff.

2 Katibate al-Farouk : 30 hommes pour 2 sections : La section de Boghni : 18 hommes commandés par dit Youcef al-Harrachi. Cette section stationne dans les forêts de Amghour, Ichichouach, Souk El-Thenine, les Ouadhias et Mechtras. La section de Draâ Al Mizan : 12 hommes commandés par dit Abdeljabbar.

3-Katibate Al Ansar : 20 hommes pour deux sections : La section de Bounab 2 : 12 hommes dirigés par stationne dans les contreforts sud des monts de Sidi Ali Bounab.

La section de Tigzirt : 8 hommes, dirigés par dit Ikrimah. Cette section prend pied aux alentours de Mizrana, Lazer et Laâzib.

A Béjaïa, trois grandes sections sont opérationnelles -la section d’Akfadou -la section d’El Kseur -la section d’Azazga.

Pour des raisons de sécurité, le PC du Gspc choisit la stratégie de la « mobilité permanente », et change de fief sans cesse.

Entre janvier et juin 2006, il était à Toudja, débordant carrément vers Béjaïa, puis s’est déplacé dans les forêts et monts inexpugnables du massif central du Djurdjura, à Tikjda et à Akfadou. N’ayant pas de statistiques précises, les services de sécurité estiment à une cinquantaine les hommes du Gspc dans cette seule région, qui sert surtout de rampe de lancement, de repli et de PC occasionnel pour la direction du Gspc et de lieu de rencontre pour les groupes qui remontent du Sud ou viennent de l’Est.

Les nouvelles mutations du Gspc, depuis son adhésion à Al Qaîda, rendent encore difficile toute évaluation des hommes et des ressources disponibles, bien qu’il est certain que le fait de bénéficier du label Al Qaîda dans le Maghreb, va ouvrir toutes grandes les portes au Groupe salafiste pour puiser dans la logistique et les hommes des groupes connus ou non dans toute la région maghrébine, saharienne et sahélienne.

Fayçal OUKACI

27/02/2007 Les News de Kabylie
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MessageSujet: BOUZEGUÈNE : Le plateau de Loudha dans le noir !   01.03.07 11:53

(Jeudi 01 Mars 2007)

BOUZEGUÈNE : Le plateau de Loudha dans le noir !


Les locataires des logements sociaux, sociaux locatifs et participatifs, bâtis sur le plateau de Loudha, dans la commune de Bouzeguène (Tizi Ouzou), vivent une situation des plus lamentables qui touche aussi bien ceux qui y habitent actuellement que ceux qui n’ont pas encore rejoint leurs maisons, tourmentés par ce qu’ils qualifient de “défaillance de la part des pouvoirs publics et surtout de la Sonelgaz et de l’agence foncière d’Azazga qui n’arrivent pas à s’entendre”. Résultat : les habitations ne sont toujours pas raccordées au réseau électrique.

Lors de sa visite dans la daïra de Bouzeguène, en mai dernier, le wali de Tizi Ouzou avait pourtant bien mis en garde les directeurs de la Sonelgaz et de l’agence foncière pour procéder dans les plus brefs délais à l’électrification de toute la cité et de prévoir le raccordement du centre de formation professionnelle en construction, accusant alors plus de trois ans de retard. Huit mois plus tard, rien n’a été fait. Aujourd’hui, les locataires ne savent plus à quel saint se vouer. Et, faute de mieux, ceux qui occupent les logements ont effectué des branchements à partir des habitations limitrophes de la cité, ou carrément des lointaines maisons d’Ighil Tizi Boa ou de Tazrout.

Pour ce faire, il a fallu pour beaucoup d’entre eux des câbles de 500 m nécessaires au branchement à partir des compteurs de citoyens “généreux”.

C. NATH O.


Dernière édition par le 04.03.07 6:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Azazga prise pour exemple...   04.03.07 6:53

Azazga prise pour exemple...


Les villes algériennes ont besoin plus de coordination et de concertation entre tous les spécialistes et de la mise en valeur le rôle de chacun, a estimé, hier, le président du Collège national des experts architectes, Abdelhamid Boudaoued, qui s’exprimait lors d’une conférence-débat sur la ville et les problèmes d’aménagement urbain, tenu au forum d’El-Moudjahid . A sujet, il a affirmé que «nos villes ont besoin d’autres stratégies et l’Etat doit encore marquer sa forte présence».

Pour lui, la politique d’une ville, c’est d’abord la bonne conjecture entre tous les acteurs concernés dont le citoyen qui doit prendre en considération les normes intérieures et extérieures de la construction.

Puis l’habitation, où la construction d’une ville doit répondre à certains instruments et outils et que les architectures doivent tenir en compte des caractéristiques culturelles et esthétiques de nos villes.

A ce propos, le conférencier, qui a manifesté son mécontentement sur l’anarchie de nos villes citant l’exemple de la ville d’El-Hamiz, a regretté de n’a pas avoir une culture d’architecture dans notre pays.

Aussi, cette situation est due également à la mentalité de citoyen algérien. «Il habite, mais il n’est pas citadin, il est rurale avec son esprit», souligne-t-il.

il a indiqué, par ailleurs, que les travaux de rénovation de près de 450 000 bâtisses, dont quelque bâtisses dans la ville d’Alger, demeurent non achevés.

La ville d’Alger demeure encore déficitaire en matière des infrastructures de loisirs tels les cinémas, les restaurants et les théâtres, a estime, encore, Abdelhamid Boudaoued, ajoutant qu’Alger «devrait être une usine à idées, une source d’inspiration pour le développement des autres villes du pays tels qu’Azazga, Médéa et Tamanrasset».

En outre, le conférencier a souligné la nécessité de mettre en place un ministère de la ville afin de régler les grands problèmes que rencontrent la ville et l’urbanisme en Algérie.

Pour sa part, le directeur général du Centre de recherche en astronomie,
astrophysique et géophysique (CRAAG), Abdelkrim Yellès, a indiqué qu’avant de penser à la construction d’une nouvelle ville, il est impératif de penser et planifier, car il s’agit d’un acte sociologique et d’une fonction socio-économique vitale.

Selon lui, la ville doit répondre aussi à des normes de cohabitation et de savoir-faire qu’il a proposées de travailler en partenariat avec les entreprises étrangères.

Nassima B. d'El-Moudjahid le 04-03-2007
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Marieh A
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MessageSujet: Kabylie. Algérie : à quand un mur entre les deux ?   10.03.07 6:48

Kabylie - Algérie : à quand un mur entre les deux ?


Hassi-Messaoud, "l’étranger" visé par le GSPC pour "se faire remarquer"Tandis que « le billettiste d’El Watan » s’interroge, dans un clin d’oeil, "le GSPC est-il kabyle ?" Zerhouni et Tounsi mettent le paquet en hommes et en moyens pour "sécuriser totalement" Alger tant contre le terrorisme "affaibli" et "résiduel" qui frappe "les étrangers", que contre "la grande délinquance dont souffre la capitale".

Ainsi, ces terroristes qui tuent pour "se faire remarquer" selon Zehouni et qui n’étaient plus que quantité négligeable selon Ould Kablia, trouveront désormais à qui parler. Et à qui ? Aux citoyens invités à "donner l’alerte" sans laquelle tout le dispositif de prévention moderne et sophistiqué « demeure inopérant », selon le même Ould Kablia.

L’autre arme infaillible, pour Kablia, est ! Et se démarquant du gouvernement, le sieur des collectivités locales préconise que la maison barbéfélène devra “réagir à ces attentats et à y faire face, et non pas fermer les canaux de la communication” et ce d’autant plus que les algériens seraient informés par la presse privée ou les médias étrangers, dit-il.

Il oublie seulement de mentionner que « l’unique » canal est occupé à bercer ses auditeurs de « culture arabe d’Alger » et qu’en matière de « canaux fermés » la Cour criminelle de Blida est un monument du genre qui n’a rien à envier à l’omerta sur « la sale guerre ».

À vouloir pourrir la Kabylie en la gavant de barbus missionnés, l’unique est-elle autorisée à dire que le piège s’est à nouveau refermé sur la clique Boutef ?

Ce sont donc les médias étrangers qui, tôt ou tard, feront observer que le TNT, les kalachnikovs, les ne « poussent » pas en terre kabyle. Mais seront-ils à même de nous dire si les gendarmes et soldats de l’armée algérienne qui ont laissé leur vie sous les bombes de ces derniers jours sont « étrangers » ? Quel sacré scoop se serait ! Louisa Hannoune en perdrait son arabe et lâcherait les boots et les lewi’s de chakib Khelil. La parole est à vous, Daho Ould Kablia, communiquez donc ! un russe hier et un américain avant-hier ne sont pas "l’étranger", à moins que les "agens K" aient aussi vendu Hassi Messaoud ?

Autre thème récurrent, le sauvetage économique de la tour de Babel Algérie. Boutef n’en démord pas, il veut l’argent de sa diaspora ! Revenu la gibecière vide de sa traque internationale à « l’IDE » et après les négociations de marchand de tapis autour des visas préférentiels à octroyer à ses ressortissants, une conférence est organisée, à Paris s’il vous plait ! pour le 16 courant « par l’association Algerian Talent Network » précise liberté d’Algé débats porteront sur les moyens de cette communauté à contribuer au développement de l’Algérie et le rapatriement « de leur économie » ajoute le même journal. Pour la main « argentée » de l’étranger, la parole devrait revenir à Louisa Hannoune.

La « saignée » Khalifa se prolonge. Il ne reste plus qu’à plumer les exilés qui nourrissent déjà leur famille restée au bled comme « au bon vieux temps des colonies ». C’est donc dans l’Algérie de Ben bella à Bouteflika qu’on verra la mère sortir le pain de la bouche de ses gosses.

Marieh Abbad - L’insoumise ! de Kabylie News,
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MessageSujet: Le barrage de Thaksebt traîne encore...!   10.03.07 21:26

Le barrage de Thaksebt traîne encore...!

Il devait alimenter Thizi Ouzou, Voumerdès et Dzayer
Le barrage de Thaksebt est situé sur l'axe Assif Aïssi, affluent principal de Assif Sebaou, à 10 km au sud du chef-lieu de wilaya de Thizi Ouzou.

Ce barrage, financé par la Banque européenne d'investissement (BEI) avec une autorisation de programme de 10 601 227 000,00 DA, est d'une capacité de 175 millions de m3 et est destiné à la satisfaction des besoins en eau potable des wilayas de Thizi Ouzou (57 hm3), de Voumerdès et Dzayer (118 hm3/an). La date initiale de la fin des travaux était fixée à décembre 2001 et les délais de réalisation de 99 mois. La ville de Thizi Ouzou, des localités Iaâzoguen, Fréha, Draâ Ben Khedda et Thadmaït devaient être alimentées en eau potable pour la wilaya de Thizi Ouzou, selon une fiche technique de la direction de l'hydraulique de la wilaya.

Actuellement, la population de la wilaya de Thizi Ouzou est alimentée, en majeure partie, par les nappes souterraines, et le reste a recours à des captages de sources. 45 millions de mètres cubes sont produits annuellement par l'entreprise EPETO à partir des nappes et 9 millions de mètres cubes/an à partir des sources. La production totale annuelle est de 54 millions de mètres cubes alors que les besoins évalués en l'an 2000 étaient de l'ordre de 65 millions de mètres cubes. «Dans le but de combler le déficit en eau actuel et futur, 57 millions de mètres cubes ont été alloués à partir du transfert Thaksebt-Dzayer et Thaksebt-Iaâzoguen pour la wilaya de Thizi Ouzou», notent les services de l'hydraulique.

Le système de transfert Fréha-Iaâzoguen va soutirer 21 millions de mètres cubes (partie haut du Sebaou) pour la wilaya de Tizi Ouzou et sur lequel seront raccordées les chaînes d'AEP des communes suivantes : Thizi Rached, Larbaâ Nath Irathen, Ath Oumalou, Iaâkourene, Iaâzouguen, Irdjen, Ouaguenoun, Ath Aïssa Mimoun, Voudjima, Mekla, Fréha, Aghrib, Ifigha, Iflissen, Thimizar et Azeffoun. Les ouvrages à réaliser sur l'axe Thaksebt-Freha-Iaâzoguen sont de 33 000 ml de conduite allant du diamètre de 800 à 300 mm, 4 installations de pompage avec deux réservoirs 2 000 m3 et deux réservoirs 500 m3, un réservoir de 3 000 m3 à Fréha, un autre de 5 000 m3 à Azazga et un dernier de 1 000 m3 à Thizi Rached, en plus d'un ensemble d'amenée de lignes électriques.

S'agissant du système de transfert Thizi Ouzou-Draa Ben Khedda qui soutirera 36 millions de mètres cubes, il concerne la partie du moyen Sebaou sur lequel seront raccordées les chaînes d'AEP des communes suivantes : Thizi Ouzou, Draâ Ben Khedda, Thigzirt, Iflissen, Mizrana, Makouda, Thirmitine, Tadmaït, Aït Yahia Moussa, Ath Mahmoudh, Ath Aïssi, Ath Douala, Ath Zmenzer, Maâtkas, Iwadhiyen, Souk L’Thenine et Thizi N'Thlatha. Une station de pompage des eaux brutes, une station de traitement de 600 000 m3 jour, une station de pompage avec un réservoir de 500 m3 pour Thirmitine, un réservoir de 5 000 m3 pour Thizi Ouzou, deux autres réservoirs de 2 000 m3 pour Thizi Ouzou et un réservoir de 5 000 m3 pour Draa Ben Khedda sont prévues dans le projet dont l'impact touchera 28 centres urbains et 600 villages avec une population actuelle de 790 164 habitants qui seront alimentés par ce transfert.

Cependant, dans les programmes d'investissement, bilan 2006 et programme 2007, les services de la wilaya ont établi que «les travaux de génie civil du transfert Thaksebt-Fréha-Iaâzoguen accusent des retards dus aux défaillances et incapacités de l'entreprise GESI-TP (partenaire du groupement) à faire face à tous les fronts des travaux de réalisation des différents ouvrages du projet». Du déjà vu !

La Tribune par Lakhdar, le 10 Mars 2007
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MessageSujet: La DTP en appelle au civisme des riverains de la route...   13.03.07 8:27

La DTP en appelle au civisme des riverains de la route


80% des RN de Tizi Ouzou sont en tapis d'enrobé

De grands projets routiers sont inscrits pour sortir définitivement de la phase des dangers et désagréments de la circulation actuelle et entrer dans celle de l'optimisation des infrastructures de base.

La direction des travaux publics de Tizi Ouzou a imprimé une cadence rythmée aux grands projets routiers de la région de Kabylie ainsi qu'aux différentes opérations de revêtement en tapis d'enrobé du réseau routier déjà existant et est prête à satisfaire les besoins exprimés par les habitants, sachant que le réseau routier de la wilaya est parmi les plus denses du pays avec 5 198 kilomètres pour 300 000 km2.

«S'il y a d'autres demandes en matière de réseau routier dans toutes les localités de la wilaya, nous sommes prêts à y répondre favorablement pour servir la population dont les échos qui nous parviennent sont satisfaisants concernant le travail de la DTP [direction des travaux publics] de la wilaya de Tizi Ouzou», affirme M. Nordine Guellal, chef de service exploitation et entretien routier à la DTP, qui aborde cependant les contraintes du secteur, à commencer par le manque de matériaux de carrière. Tizi Ouzou a inscrit de grands projets routiers pour sortir définitivement de la phase des dangers et désagréments de la circulation actuelle et entrer dans celle de l'optimisation des infrastructures de base.

C'est le cas du projet de l'autoroute Tizi Ouzou - Azazga (y compris le contournement de la ville d'Azazga qui souffre de difficultés de circulation) sur environ 40 kilomètres et dont le cahier des charges de la première tranche qui va du chef-lieu de wilaya à Tamda (environ 15 km) a été déposé au niveau de la commission nationale des marchés, selon la DTP. Il s'agit du plus important axe routier de la wilaya qui draine un trafic avoisinant les 40 000 véhicules/jour et qui en est au stade de maturation. Sa réalisation est dictée par le trafic dense, les investissements importants prévus sur le tracé, notamment à Tamda, tels le pôle universitaire et l'importance des échanges inter-wilayas.

Le deuxième projet de grande dimension est la liaison Boukhalfa à la sortie ouest de la ville de Tizi Ouzou dont l'ouvrage de franchissement de l'oued Sebaou est en cours de réalisation. En plus d'une entrée sur le nouveau stade de 50 000 places, la liaison est destinée à drainer le trafic nord de la wilaya marqué par des bouchons à quelques endroits et permettra aux usagers de transiter vers la capitale sans passer par la ville de Tizi Ouzou. Des études sont lancées pour la mise en place d'un axe autoroutier reliant Tizi Ouzou et Draa El Mizan (RN25) sur 25 kilomètres qui va servir de pénétrante de la wilaya de Tizi Ouzou sur l'autoroute Est-Ouest et la RN 68 qui relie Draa El Mizan aux Issers (wilaya de Boumerdès) par Tizi Ghennif sera transformée en axe autoroutier qui aboutira à la troisième rocade d'Alger à partir des Issers et une étude est en cours pour la réalisation d'un échangeur à Sidi Naamane dans le but d'améliorer la circulation au niveau de la sortie ouest de Tizi Ouzou.

Tous ces projets en voie de concrétisation viendront renforcer le réseau routier de la wilaya qui est actuellement à 70-80% en bon état d'après les données de M. Guellal qui dirige les infrastructures de base. Ainsi, le réseau des routes nationales (RN) est de 573 kilomètres, le tout en tapis d'enrobé, à l'exception des RN 33 et RN 34, à Tizi N'kouilal (19 kilomètres) en état de piste et fermée à la circulation «pour des raisons de sécurité», selon une explication d'un cadre à la DTP de Tizi Ouzou, la RN 34 sur 20 kilomètres qui relie Tagma à la wilaya de Béjaïa, la RN 71, sur un tronçon de 14 kilomètres entre les communes d'Aghribs et Azazga et sur lequel il y a reprise des ouvrages et la RN 30 B, route de Tala Guilef, sur 20 kilomètres, actuellement en travaux.

S'agissant des chemins de wilaya (CW) qui s'étalent sur 652 kilomètres, la direction a «entrepris un effort de mise en tapis d'enrobé», selon le chef de service qui donne le chiffre de 208 kilomètres de CW qui ne sont pas en tapis d'enrobé sur les 652 existants avec un taux de 70%. 111 autres kilomètres sont inscrits pour la réalisation durant l'année en cours qui s'achèvera peut-être sans la réalisation d'un tronçon de 97 kilomètres restants selon la même source qui ajoute, optimiste, que pour l'année 2008 «tous les CW seront en tapis d'enrobé».

Pour les chemins communaux (CC) ils sont dans l'ensemble pris en charge dans le cadre des PCD dont une part importante des enveloppes sont destinées aux CC en 2007, à se fier à une source de l'administration locale qui avance le taux d'à peu près 40% des PCD qui seront versés aux CC. «Les marchés sont en cours de passation et toutes les liaisons intercommunales seront revêtues en tapis d'enrobé, et tous les chemins communaux qui ne sont pas revêtus en tapis d'enrobé seront pris en charge par notre secteur», note M. Guellal qui annonce un programme en cours pour les CC qui dépasserait les 800 kilomètres qui, une fois réceptionnés offriront un taux de 80% de CC en tapis d'enrobé, «hormis les pistes qui représentent un tiers des CC mais qui sont dans un bon état», ajoute-t-il.

Cependant, les responsables du secteur n'omettent pas de mettre en exergue les contraintes majeures qui freinent la vitesse de mise en oeuvre des programmes de développement du secteur. «Le manque de matériaux de carrière engendre un surcoût dans la réalisation des projets d'un secteur a priori grand consommateur en la matière alors qu'aucune carrière n'est en activité dans la wilaya», déplore le responsable qui compte beaucoup sur l'ouverture dans les délais impartis des carrières prévues dans la wilaya. Il évoque aussi la linéarisation des constructions individuelles (pour la plupart illicites) le long des axes routiers avec leurs dépôts de matériaux sur les accotements et parfois même sur le chaussée, le raccordement aux différents réseaux (AEP, électricité et gaz) causant des dégâts aux réseaux routiers et l'aspect de sécurité routière qui devient sérieux dès lors que les riverains de la route se permettent de poser des ralentisseurs et autres obstacles, gênant ainsi la circulation et pouvant même causer des dégâts humains et matériels graves aux usagers.

«Les constructions illicites condamnent l'effort de modernisation et d'élargissement des axes routiers qui connaissent déjà un début de saturation», commente-t-il non sans souligner le phénomène de dégradation répétée des panneaux de signalisation qui a coûté à l'Etat 15 milliards de centimes rien que pour l'année 2006. A signaler que la wilaya de Tizi Ouzou compte 7 stations d'enrobage et une huitième qui produit à partir de Aomar (wilaya de Bouira) et des entreprises comptent encore investir dans le domaine, «situation confortable qui nous permet d'envisager d'inscrire des projets plus importants», déclare-t-il avant d'affirmer que la DTP est prête à apporter aide et assistance aux intéressés.


La Tribune (d'Algerie) par Lakhdar Siad, 12 Mars 2007
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MessageSujet: De nombreux projets pour la préfecture de Tizi Ouzou...   25.03.07 10:57

De nombreux projets pour la préfecture de Tizi Ouzou...

“La wilaya de Tizi Ouzou n’a jamais bénéficié d’autant d’argent pour son développement puisque le plan quinquennal prévoit une enveloppe considérable de 57 milliards de DA pour les différents secteurs et ce, en dehors des programmes de logements, de l’élargissement du réseau de gaz et du développement de l’agriculture”, tels sont les chiffres prometteurs avancés par le wali de Tizi Ouzou, Hocine Mazouz, qui estime que cette année est une année charnière, pour ne pas dire décisive, pour le développement et la relance économique dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Selon le premier responsable de la wilaya, les différents secteurs de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la santé, de la jeunesse et des sports, l’hydraulique, les travaux publics, l’environnement, l’énergie, le commerce, le transport et la culture bénéficient d’ores et déjà de budgets colossaux qui permettent d’entrevoir et de réaliser de nombreux projets. “Mais si l’argent est disponible, il est impérieux de changer les mentalités des cadres et des agents d’exécution, de lancer des projets dignes d’intérêt”.
Outre les projets de réalisation relevant du secteur public tels que la future université de Tamda d’une capacité de 18 000 places pédagogiques et de 20 000 lits, 11 lycées et 23 CEM, l’amélioration du réseau gazier qui passera d’ici quelques années de 11 à 60% du taux de couverture de la wilaya, le transfert de l’eau du barrage de Taksebt vers Fréha, Azazga d’une part, puis Tizi Ouzou, Draâ Ben Khedda, Tadmaït d’autre part, les futures autoroutes Tizi Ouzou - Azazga et Tizi Ouzou - Draâ Ben Khedda - Draâ El Mizan pour aboutir sur la future autoroute Est-Ouest, le wali de Tizi Ouzou annoncera la prochaine réalisation de plus de 40 000 logements (41 686 plus précisément) d’ici 2009, soit 22 000 logements ruraux, 8 378 LSP, 8 102 logements sociolocatifs, 2 250 AADL et 537 en promotion immobilière. Selon le wali de Tizi Ouzou, les programmes PCD sont aussi conséquents puisque toutes les APC de la wilaya ont déjà reçu des enveloppes appréciables de 4 milliards de centimes chacune alors que les budgets réservés à la prise en charge de la voirie sont aussi importants puisque l’on a déjà prévu quelque 950 milliards pour 2007, 1 000 milliards pour 2008 et 964 milliards pour 2009. Et partant d’un constat plutôt terne du cadre de vie qui se dégrade de plus en plus dans les grandes villes telles que Tizi Ouzou, Draâ Ben Khedda, Azazga, Boghni, ou Draâ El Mizan, pour ne citer que celles-là, la wilaya a déjà fait appel à des bureaux d’études spécialisés pour “relooker” totalement toutes ces grandes localités.
Mais si de tels projets sont prometteurs à plus d’un titre pour permettre à la wilaya de Tizi Ouzou d’espérer un nouveau décollage, il est impératif de lever de nombreuses contraintes bureaucratiques et les oppositions foncières, et de faire appel à des cadres compétents mais aussi des entreprises performantes, qu’elles soient algériennes ou étrangères.

Mohamed Haouchine de Liberté

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MessageSujet: Deux personnes sous mandat de dépôt pour...   01.04.07 9:42

Arrêtées sous mandat de dépôt pour charlatanisme et escroquerie

Les services de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya ont, dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toute ses formes, interpellé deux personnes pour «usage du charlatanisme» et «escroquerie et usurpation de fonction», indique un communiqué de presse de la cellule de communication de ladite Sûreté de wilaya, rendu public, avant-hier en fin de journée.

Présentés la semaine dernière au parquet de Tizi Ouzou, B. A., 28 ans originaire d'Iferhounène, et H. A., 30 ans, d’Aïn El+Hammam, ont été placés sous mandat de dépôt.

L'un «usant de charlatanisme» et l'autre pour «escroquerie et usurpation de fonction», poursuit le communiqué de la police qui ajoute que «dans le même contexte, lesdits services de la police judiciaire ont également procédé à l'arrestation de deux autres individus». ils sont poursuivis pour vol qualifié à l'aide de fausses clefs d'un camion frigorifique, ajoute encore le document de la police.

Présentés au parquet de la localité, N. A, 29 ans, a été placé sous mandat de dépôt et N. N., 32 ans, a bénéficié d'une liberté provisoire.
Par ailleurs, dans la localité de Souamaâ (Mekla), deux corps sans vie de d’enfants - des frères- , âgés respectivement de 10 ans et 13 ans ont été découvert dimanche dernier en fin de journée au bord d'un oued du village Ighil. Alertés, les éléments de la brigade de la Gendarmerie nationale d'Illoula se sont aussitôt rendus sur les lieux, plus précisément aux abords de l'oued où a retrouvé les corps sans vie de ces deux adolescents.

La Protection civile, également présente sur le lieux, acheminera les deux corps vers la morgue de l'hôpital d'Azazga pour une éventuelle autopsie. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour déterminer le causes et les circonstances de ce drame qui a plongé toute la localité dans le deuil.

La nouvelle République

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MessageSujet: La capitale aux couleurs de Tamazgha !   03.04.07 13:21

La capitale aux couleurs de Tamazgha ! Semaine culturelle de Tizi Ouzou à Alger :

Jusqu’au 5 avril, Alger la blanche abritera la semaine culturelle de Tizi Ouzou. Une semaine sous le slogan «Tizi Ouzou, histoire, culture et civilisation». Le coup d’envoi a été donné avant-hier à 15h au théâtre de Verdure-cité des Sciences, avec une exposition qui illustre ce que recèle la région.
Artisanat, art culinaire, arts plastiques, revues et livres étaient au rendez-vous. Une exposition à laquelle ont contribué plusieurs associations et organismes culturels, tels que la direction de la culture de Tizi Ouzou, la maison de la Culture Mouloud-Mammeri, la Chambre des arts et métiers, le musée El-Moudjahid, la zaouïa de Sid Ali Moussa de Maâtkas, l’Ecole régionale des beaux-arts d’Azazga et les associations Tafat imsouhal, Issegh Souama, les anciens scouts de Tizi… Cette manifestation a été accompagnée par une animation folklorique du ballet Ithran N Dda Lmouloud et de la troupe Isulas Mekla.
Toute cette ambiance nous plonge au fond d’une culture et d’un patrimoine longtemps marginalisé et opprimé. Mais qui a survécu grâce à la femme kabyle qui reste à nos jours le pilier de cette civilisation. Il ne manquait que les montagnes, la verdure et les maisons ancestrales.
Mais nous pouvions les voir au fond des yeux des danseurs et des artistes invités. Vers 18 heures, la salle El Mouggar, qui n’a jamais vu autant de monde depuis le commencement de la manifestation d’«Alger, capitale de la culture arabe 2007», a vu elle aussi les mêmes couleurs et la même ambiance.
Des familles, des jeunes et des étudiants sont venus pour accueillir et pour assister au gala inaugural. La soirée débute avec la choral Anzar de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri. La troupe nous a bercés avec plusieurs chansons puisées non seulement dans le patrimoine culturel berbère, telle la chanson de Nouara, mais aussi dans un répertoire musical international.
Vient par la suite le tour de la danse folklorique du ballet Itran N Dda L Mouloud qui nous a dessinés avec ses chorégraphies des tableaux et des palettes artistiques. Ainsi, le public a pu entrevoir la manière et les traditions de la cueillette des olives.
A l’entrée du chanteur des fêtes, des femmes et de l’amour, Rabah Asma, la salle se plonge dans une vraie ambiance électrique. Pratiquement, aucune personne ne pouvait se retenir. Les youyous fusaient de partout, les jeunes ont dansé avec ferveur et émotion, concurrençant ainsi les danseuses professionnelles qui étaient dans la tribune.
La semaine se poursuivra jusqu’à jeudi prochain. Elle verra la participation de plusieurs artistes, tels Brahim Tayeb, demain, ou encore Mohammed Alloua.

par Kahina Hammoudi du Jeune Indépendant,

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MessageSujet: Commune d’Aghribs, Les villages non assainis...   05.04.07 9:52

Commune d’Aghribs, Les villages non assainis...

« Aucun village n’est assaini dans la commune ». C’est le président de l’APC d’Aghribs, Rabah Irmèche, qui fait cette étonnante déclaration. Les services de l’hydraulique enregistrent un résultat nul dans une commune de 16 000 habitants et les projets demandés par la population dans ce secteur ne sont même pas au stade de l’inscription.

« L’APC ne peut pas prendre en charge ce dossier dans le cadre des PCD. L’assainissement des villages doit se faire dans un cadre sectoriel », dit le président d’APC. L’alimentation en eau potable reste également un secteur où la commune est très mal lotie. « Les deux chaînes côtières desservant notre commune sont érodées et ne répondent plus aux besoins en eau potable de la commune. L’eau ne coule plus depuis 17 ans. La seule station de refoulement est à l’arrêt et les réservoirs d’eau étaient conçus pour alimenter des bornes-fontaines », souligne le maire. Un énorme retard dans ce domaine vital de l’eau potable et il est question, pour l’heure, d’établir le « diagnostic » pour mettre en place des opérations de réhabilitation du réseau AEP. Ce sont les captages de sources et les puits traditionnels qui sauvent les habitants de la soif. « Nous alimentons avec des citernes de nombreux villages, les écoles primaires et les unités de soins », indique notre interlocuteur. Outre le secteur de l’hydraulique, la situation sociale est encore plus dramatique. C’est le filet social qui prédomine dans cette localité qui recèle de grandes potentialités humaines. Une quinzaine d’agents travaillant au lycée sont engagés dans le cadre des dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes et exercent même en tant qu’adjoints d’éducation. Des universitaires payés à 2300 ou 3000 DA par mois pour un travail auquel ils ne sont pas préparés. Aucune unité économique n’est en activité dans la localité. Il n’y a même pas de centre de formation professionnelle pour améliorer les chances des jeunes chômeurs à trouver du travail. Des locaux existent pour accueillir une annexe de la formation professionnelle mais les décideurs ne se sont pas encore penchés sur la requête des citoyens d’Aghribs. Il faut aller à Azeffoun (20 km), ou à Azazga (15 km), pour suivre un stage de formation professionnelle. Devant la défection des pouvoirs publics, ce sont les associations qui essaient d’aider les jeunes à apprendre un métier, à l’instar de l’association du village Adrar, qui a créé une section de couture, faisant bénéficier de nombreuses jeunes filles. Dans le secteur de la jeunesse, le vide est sidéral. « La commune est dépourvue de structures de la jeunesse », disent simplement les élus. Il existe une seule « baraque » qui sert de salle de sports. Les autorités de wilaya affectent enfin deux projets, un « stade homologué » et un « terrain combiné ». La commune de son côté a inscrit sur ses PCD la réalisation de deux foyers de jeunes. Sans travail, ni loisirs, les jeunes d’Aghribs sont livrés à eux-mêmes. « Le code communal ne nous permet même pas de prendre des initiatives pour installer des investisseurs ou engager des liens de partenariat pour développer notre localité, notamment dans le secteur du tourisme. Tout est centralisé au niveau de l’administration », conclut le président d’APC. Sans possibilité de prospecter le terrain avec des partenaires économiques, les élus locaux se tournent vers les comités de villages pour faire aboutir au niveau des pouvoirs publics les requêtes de la population.

Djaffar Tamani d'El Watan

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MessageSujet: Village Ravta (Azazga), Pollution rampante,   06.05.07 12:32

Village Ravta (Azazga), Pollution rampante,

Les habitants du village Ravta s’impatientent. L’écho de leur colère ne semble pas arriver au chef-lieu de la commune d’Azazga, distant d’une dizaine de kilomètres.

Le réseau d’assainissement traversant le village a éclaté depuis 5 ans, sans que les travaux nécessaires pour sa réfection ne soient entrepris. Il s’agit du rejet principal du village voisin de Ath-Vouâdha (6 000 h). Les eaux usées sont déversées à l’air libre. Ravta voit ses terres progressivement gagnées par la pollution, menaçant les riverains et détruisant la piste aménagée par les villageois. La conduite est déjà détruite sur 300 m, et cela remonte vers le centre du village et finira par éventrer en totalité le réseau si une opération énergique n’est pas lancée pour refaire les travaux dans les normes. Pour l’heure, les responsables n’ont pas prêté une oreille attentive à la requête pressante des villageois. «Nous irons occuper la mairie si on ne règle pas ce problème dans les meilleurs délais», lancent les membres du comité du village. «Nous sommes en train d’attendre les services techniques. C’est la troisième fois qu’ils nous annoncent leur déplacement sur les lieux», ajoutent les citoyens en colère. La protection de la santé publique et la préservation de l’environnement apparaissent comme une préoccupation des citoyens de base plus que celle des responsables du secteur ou des autorités en charge des affaires publiques. Beaucoup a été consenti par les villageois pour améliorer leur cadre de vie. Aujourd’hui, ils se sentent abusés et oubliés : «On nous a contraints de prendre en charge nous-mêmes l’ouverture de la piste en contrebas du village avant de réaliser la conduite d’assainissement. Nous l’avons fait, et deux ans plus tard, le rejet éclate et détruit chaque jour cette piste que beaucoup de villageois ne peuvent plus emprunter, obligés de faire un long détour pour rejoindre leurs foyers ou leurs terres. Un ouvrage (regard) réalisé au centre du village est sous-dimensionné et déborde sur la route à chaque averse.»

Les chaleurs arrivent, et les risques sanitaires planent sérieusement sur le village. Une situation qui engage la responsabilité des autorités locales. Au chapitre AEP, le village n’est pas mieux loti. Les coupures d’eau durent plus d’une semaine en plein hiver, et atteignent un mois en été. Corrodé et fragilisé par des éboulements, le réseau AEP connaît des ruptures à répétition. Là aussi, une opération de rénovation s’impose, afin de tirer le village du cauchemar de la soif. Autre problème signalé par les villageois, le sort des écoliers qui empruntent une piste accidentée pour rejoindre l’école primaire à Ath-Vouâdha, située en amont. Depuis que le ramassage scolaire leur a été retiré, les dizaines d’élèves vivent en silence cette éprouvante situation, contraints de remonter à pied une pente de 2 km. L’aménagement de la route des écoliers ne coûterait qu’un peu de volonté à une commune aussi riche qu’Azazga.

D. T. d'El Watan,

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MessageSujet: Re: L'ECHO DU PAYS...   06.05.07 16:25

normal
tout a fait normal que la pollution des esprits par la betise, l'inculture et le feneantisme mene a la pollution de l'environnement
quelle sorte de gens que celle ci qui accepte de vivre dans la salete et l'insalubrite autant de temps?
prendre des detours est chose courante quand il faut s'arreter et exiger une solution immediate
pourquoi pas une greve de la faim afin de faire bouger les choses et les hommes?
ne pas accepter ce qui n'est pas acceptable c'est ça etre un homme
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MessageSujet: Flambée des prix de l’aliment du bétail en Kabylie...   08.05.07 12:34

Elevage à Fréha (Azazga)

En visitant le marché de l’aliment du bétail qui se tient quotidiennement à l’entrée de la commune de Fréha (31 km à l’est de Tizi Ouzou), on constate, dès le premier coup d’œil, le nombre important de camions chargés de bottes de foin stationnés sur les côtés en file indienne. Sitôt sur place, leurs propriétaires “se frottent les mains” en guettant l’arrivée de potentiels acheteurs qui font leur apparition avec celle du soleil.

En effet, les vendeurs de bottes de foin affluent vers ce souk où convergent les marchands de diverses wilayas du pays, notamment du Centre. En attestent les plaques d’immatriculation (Bouira, Aïn Defla, Relizane...). Ils viennent chaque jour proposer leur marchandise aussi bien aux éleveurs locaux qu’à ceux des autres régions limitrophes fréquentant quotidiennement ce souk.

Une chose qui s’explique, certainement, par le fait que cette commune est connue pour sa vocation agricole, où l’élevage ovin et bovin demeure l’activité dominante pour la majorité des villageois.
En conséquence, ce lieu est alimenté de manière permanente par ce type de marchandise qui se vend comme de petits pains.
Ainsi, la plupart des fellahs s’approvisionnent de ce marché pour les besoins de leurs élevages.

La demande sur ce produit est sans cesse grandissante. Interrogé sur les tarifs pratiqués, un vendeur nous a fait savoir qu’une botte est cédée généralement entre 400 et 600 DA. “Selon le poids et la qualité du foin”, explique-t-il.

Des prix jugés très élevés par les éleveurs qui ne savent plus quoi faire. “Avec la cherté de cet aliment indispensable à la nutrition de mes bêtes, j’étais contraint de vendre la moitié de mes vaches laitières pour faire face aux besoins du reste de mon cheptel”, précise avec amertume l’un d’eux qui venait juste d’engager la négociation avec l’un des vendeurs dans l’espoir de faire baisser le prix, ou au moins obtenir une réduction de 20 à 30 DA pour chaque botte. Il est vrai que les fellahs ont leurs propres terres pour la récolte de foin.

Cependant, l’année dernière, les exploitations ont donné une maigre production, faute d’eau notamment. Un éleveur, qui a l’habitude de moissonner jusqu’à 300 bottes de foin dans la saison, n’en a ramassé que 140 la saison dernière.
Un manque à gagner important ayant pour effet la baisse de l’activité de l’exploitation. Alors, pour pallier les pertes, le propriétaire est forcé d’acheter son foin au souk quel que soit le prix.

Pris entre le marteau et l’enclume, les fellahs dépensent de grandes sommes d’argent pour l’acquisition de ce produit.
Cependant, avec les pluies salvatrices de mars et d’avril derniers, les éleveurs gardent l’espoir de revoir à nouveau les prix revenir à la baisse dans les jours à venir.

Les chutes de pluie sont perçues par les paysans comme un bon signe pour une saison prometteuse à même d’effacer les méfaits de celle précédente, avec d’ores et déjà de sensibles poussées d’herbe en quantité et en qualité, susceptibles de subvenir aux besoins du cheptel des éleveurs à travers les différents villages de la région.

H. A.

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