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 Fatwa contre Robert Redeker : de quelle liberté d’expression

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Hzaouche
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MessageSujet: Fatwa contre Robert Redeker : de quelle liberté d’expression   03.06.07 16:45

Fatwa contre Robert Redeker : de quelle liberté d’expression disposons-nous ?
Le polémiste français Robert Redeker ne m’est point un personnage très sympathique. Que ce soient par sa défense de l’occupation capitaliste de l’espace public et ses attaques très violentes contre le mouvement antipub accusé de « haine de la gaieté » |1| ou par les considérations hautaines qu’il a émises selon lesquelles la révolte des banlieues françaises de novembre 2005 relèverait d’un « nihilisme culturel » |2|, on peut considérer que ce « philosophe », comme il aime à se présenter, est d’abord et surtout un auteur de droite.

Il défraye cependant la chronique depuis quelques jours avec une affaire qui me donne envie de le soutenir, par principe. Il a publié il y a dix jours dans le quotidien français Le Figaro une tribune attaquant l’Islam, critiquant le personnage de Mahomet, accusé d’être un modèle de « haine », affirmant que « quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine », etc (lire ci-dessous). Résultat : des menaces de mort jugées sérieuses par les services français et l’obligation pour Redeker de se cacher, sous protection policière, pour protéger sa vie. Il est aujourd’hui — à nouveau — dangereux d’exercer son droit à la liberté d’expression sur certains sujets sensibles.

Voici ce qu’écrit Redeker, selon le blog Vigilance laïque :

Je suis maintenant dans une situation personnelle catastrophique. De nombreuses menaces de mort très précises m’ont été adressées, et j’ai été condamné à mort par des organisations de la mouvance al-qaïda. L’UCLAT et la DST s’en occupent, mais...je n’ai plus le droit de loger chez moi (sur les sites me condamnant à mort il y a un plan indiquant comment venir à ma maison pour me tuer, il y a ma photo, celle des lieux où je travaille, des numéros de téléphone, et l’acte de condamnation).

Mais en même temps on ne me fournit pas d’endroit, je suis obligé de quêmander, deux soirs ici, deux soirs là...Je suis sous protection policière permanente. Je dois annuler toutes les conférences prévues. Et les autorités m’obligent à déménager. Je suis un SDF. Il en suit une situation financière démente, tous les frais sont à ma charge, y compris ceux eventuels d’un loyer d’un mois ou deux éloigné d’ici, de deux déménagements, de frais de notaire, etc...C’est bien triste.

J’ai exercé un droit constitutionnel, et j’en suis puni, sur le territoire même de la République. Cette affaire est aussi une attaque contre la souveraineté nationale : des lois étrangères, décidées par des fanatiques criminophiles, me punissent d’avoir exercé un droit constitutionnel français, et j’en subis, en France même, grand dommage.

Pendant ce temps, la Mosquée de Paris, rapporte le journal Libération, indique que « si la liberté d’expression est essentielle, le respect des religions l’est tout autant », position faussement consensuelle et véritablement scandaleuse qui justifie à mots cachés la fatwa dont fait l’objet l’auteur français. Dans la même veine, toujours selon Libé, « Les représentants toulousains de la fédération des Musulmans de France estiment pour leur part que “ce n’était pas la peine de mettre de l’huile sur le feu comme l’a fait ce professeur au moment où des croix gammées sont peintes sur la mosquée de Carcassonne”. »

La question, précisons-le une fois encore, n’est pas tant d’être d’accord ou pas avec ce que dit Redeker |3|, avec la manière dont il le dit, avec le moment qu’il choisit pour le dire, etc. Il s’agit simplement de lui garantir le droit à la liberté d’expression et, partant, celui de milliers d’autres personnes qui, devant ce genre de menaces, réfléchiront à deux fois avant de s’aventurer sur le terrain désormais éminemment dangereux de la critique des religions en général et de l’Islam en particulier. La liberté d’expression, martellons-le, est un droit fondamental, ce qui n’est pas le cas du droit des religions au « respect ». Contrairement à ce que pense la Mosquée de Paris, ce sont là deux choses qui n’ont en aucun cas à être mises sur un pied d’égalité.

Bref, à défaut de pouvoir faire mieux, il me semble nécessaire d’assurer la diffusion la plus large à ce texte, que Le Figaro, montrant là son grand courage (ou peut-être son sens des affaires, ou les deux) a retiré de son site web.

Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?
Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de « troubles à l’ordre public ». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à « troubler l’ordre public » que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen « d’idiots utiles », les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d’inouïe violence.

Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, « Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin ».

D’autre part, « Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect ». Enfin, « après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages ».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran.

Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident « le monde libre » par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce « monde libre », fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein.

Robert Redeker, Le Figaro, 19 septembre 2006

Autant est scandaleux et doit être dénoncé le silence assourdissant de prétendus « libéraux » de droite quand il est question des droits constituonnels de militants de gauche ou d’extrême-gauche— et je pense évidemment, dans l’actualité belge récente, à l’affaire Kimyongür —, autant, me semble-t-il, les gens de gauche qui se réclament de la liberté d’expression se doivent d’un soutien sans faille à des gens qui, comme Redeker, se voient attaqués pour avoir exprimé leurs idées.

Entre obscurantisme religieux d’un côté et psychose sécuritaire de l’autre (deux phénomènes qui, par ailleurs, se rejoignent sur bien des points), les limites de ce que notre société nous autorise à dire sont apparemment en sérieux recul.

Photo : blog de Robert Redeker
|1| « L’anti-publicité, ou la haine de la gaieté », Le Monde, dimanche 11 avril 2004. Pour une discussion des tenants et aboutissants de cette prise de position, voir l’excellent petit opuscule du groupe Marcuse intitulé De la misère humaine en milieu publicitaire, paru à La Découverte.

|2| « Le nihilisme culturel imprègne les émeutes banlieusardes », Le Figaro, lundi 28 novembre 2005.

|3| Je n’entrerai pas ici dans une critique de ce texte mais je souligne quand même que les réactions qu’il suscite lui donnent immédiatement une crédibilité indéniable : se faire menacer de mort par ceux dont il critique la violence est sans doute la démonstration la plus éloquente que pouvait trouvait Redeker.

http://bulles.agora.eu.org/20060929_redeker.html
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